Vendredi 14 novembre 2008 à 14:09

Ça fait longtemps que je n'ai pas écrit. Je crois que je ne sais plus le faire, je crois même n'avoir jamais vraiment su... Pour tous ceux qui sont sans nouvelles de moi, qui attendent encore des articles sur ce blog abandonné, et pour tous ceux qui voudraient le savoir, je vais bien. Pas le « je vais bien » banal qu'on répète à tout bout de champ, mais le vrai « je vais bien » que l'on dit quand on a une vie qui correspond à ce que l'on est, à ce que l'on voudrait qu'elle soit à quelques exceptions près, quand on aime et que l'on se sait aimée et entourée, quand on se sent bien dans sa propre peau et que l'on peut se regarder dans un miroir et se supporter voire s'apprécier, quand on sourit ou éclate de rire pour des petits riens, quand tout nous met de bonne humeur, quand on se sent bien où que l'on soit et avec qui que l'on soit, quand on se sent suffisamment fort pour ne pas se laisser abattre par des petites contrariétés, par un temps gris, par des vérités blessantes, par des comportements agaçants, quand on ferme les yeux en écoutant de la musique et que l'on arrive à s'évader, à frissonner et à se laisser envahir par une émotion forte sans aucun effort, quand on baigne dans une ambiance d'entente, d'amour et de paix...

 

Publié par shana-litteraire

Mardi 8 juillet 2008 à 22:28

                             

Si vous avez lu le titre, super, vous pouvez lire l'article, sinon, lisez le titre ^^. Oui, en ce moment, je suis aux anges. Dans la plus belle région de France, mais aussi région de la meilleure gastronomie française, avec des gens formidables, une boule de poils attachante et un boulot passionnant. Un boulot
vraiment passionnant. Je passe tous mes après midi dans une petite librairie-papeterie, le nez dans l'odeur du papier neuf, à découper et ouvrir des cartons, classer et ranger des livres, monter sur des tabourets pour atteindre les étagères du haut, demander si je peux faire ceci ou cela, lire des résumés de romans ça et là, tourner et caresser des pages souples, regarder avec envie mes auteurs préférés fanfaronner sous mes yeux, mais aussi écouter les discussions clients/libraires, écouter les avis et les conseils échangés, indiquer aux enfants où sont les rayons mangas et les Astérix et râler en voyant des piles monstrueuses de livres scolaires à  ranger... Les livres scolaires, j'ai compris bien vite pourquoi les libraires m'ont dit que c'était ennuyant au possible... Mais en 15 jours, j'ai revécu mes trois années de lycée en voyant passer notre bon vieux Guillaume Le Quintrec en histoire, les livres de littérature qui sont toujours les plus beaux, les Projekt Deutsch en Allemand, le livre et le TD s'il vous plait, les Broadway en Anglais et d'autres encore... Un boulot dans lequel je suis en contact avec des gens dont je me sens proche, des gens partageant la même passion que moi, des gens qui parlent littérature avec amour et emphase, des gens donc qui gagnent ma sympathie très vite. Un boulot qui me fait traverser les océans, visiter des lieux inconnus, découvrir des esprits bouillonnants d'idées, des sentiments et des émotions fortes... Un petit job d'été dont je voudrais faire mon métier...

Adresse du blog de la librairie où je bosse.

Publié par shana-litteraire

Vendredi 2 mai 2008 à 14:43

Ca fait longtemps que je n'ai pas aligné de vrais mots les uns à le suite des autres à cet endroit...

Aujourd'hui le calendrier affiche le 2 Mai et comme tous les ans, à cette période, je me rend compte que tout est passé très vite, presque... trop vite. Le paysage change, le ciel toujours trop gris, mais de la verdure s'émancipe de toute part, le soleil filtre au travers des nuages et mon appareil photo ne cesse de s'allumer, de s'éteindre (il cesse de ne pas s'allumer aussi, il se fait vieux)... Les températures sont instables, un après-midi de soleil intense et éclatant passé à lire étendue dans l'herbe, et le lendemain je le passe terrée sous ma couette ou près du poële, une infusion brûlante dans la gorge.

L'ambiance en prépa change, la dernière ligne droite est entamée, les seuls obstacles jusqu'au vacances se résume au concours blanc de mi-Mai et à l'obtention des équivalences. Les profs se détendent, les cours se font dans une atmosphère moins lourde, la fenêtre grande ouverte me gêne un peu moins parce qu'à la place du froid, elle laisse entrer une certaine douceur, et bientôt, les khôlles se feront dans la pelouse du parc, parmi les pâquerettes.
Les bêtes noires de cette année sont loin derrière maintenant... Je mets la plus grande distance possible entre elle et moi parce qu'elles m'auront sacrément fait souffrir... Je les ai rayées, balayées de ma vie sans aucun remords, sans aucune once de tristesse.

Les petits matins du Dimanche consacrés à courir autour du lac près de chez moi en bonne compagnie m'attirent de nouveau, la rosée qui s'infiltre dans mes baskets ne me fait plus peur, et je redécouvre ce plaisir qu'offre la nature à son réveil...

Et puis, même ma maison change... Du nouveau, du neuf... Redécouvrir les plaisirs de la peinture sur les murs... Le carrelage froid qui va m'obliger à ne plus quitter mes chaussons mais qui va remplacer le lino tout usé qui a vécu des années avant lui à cet endroit, une vraie isolation, des hivers, je l'espère un peu moins froid dans nos chambres...

Et bientôt un nouvel âge... Déjà presque un an depuis mon dernier changement de chiffre derrière le 1. Des idées apparaissent plus nettement dans ma tête, des envies se distinguent du brouillard ambiant, des nouvelles motivations, des nouvelles voies à suivre, de nouveaux obstacles, de nouvelles luttes, de nouveaux espoirs vont entrer dans ma vie...

Du renouveau dans le décor, du renouveau chez moi, du renouveau dans ma tête, du renouveau qui arrive dans ma vie, comme à chaque arrivée des beaux-jours...

(Des photos à venir prochainement ;-) Les beaux jours m'inspirent).

Publié par shana-litteraire

Lundi 7 avril 2008 à 7:50



Y a des jours comme ça,
où, à 6h15, quand le réveil sonne, tu allumes ta lampe de chevet... et elle ne s'allume pas, comme toutes les autres lampes de la maison ce jour là...


Y a des jours comme ça où tu te retrouves obligée de prendre une douche dans le noir et où tu confonds gel douche et shampoing et où la bougie que tu as allumée s'éteint à moitié parce que la mèche est restée enfouie dans la cire...

Y a des jours comme ça... où pour la première fois tu as besoin de prendre la voiture toute seule pour faire le plus grand trajet que tu ais jamais fait seule (25 kms^^)... sauf que ce jour là, alors qu'on court vers mi-Avril, il a neigé et dehors, il y a encore plus de neige que pendant tes vacances aux sports d'hiver...

Y a des jours comme ça où tu te dis, tant pis, j'irai plus tard, quand la déneigeuse sera passée, sauf que ce jour là, elle ne passe pas et il continue de neiger...

Et y  des jours comme ça, alors que tu as une envie furieuse de sortir prendre des photos du décor magnifique, tu réalises que ton appareil photo est resté chez toi et que même si tu l'avais emmené ou que tu avais l'intention de retourner le chercher (que 7 kms :p), il n'a pas de batterie...

Y a des jours comme ça...

Publié par shana-litteraire

Dimanche 24 février 2008 à 15:53

 
                                                       

Le permis, je pensais "jamais je l'aurais". Parce qu'au volant, j'ai la frousse, je suis déjà à moitié dans ma boîte en sapin, parce qu'après 35 heures de leçons, j'arrive encore à oublier un clignotant dans un gros carrefour, griller un stop et passer devant une priorité à droite sans la voir... Parce que finalement, la conduite, c'est absolument pas inné en moi, et ce n'est, malgré le petit bout de papier rose qui l'atteste, vraiment pas acquis non plus !


D'abord, le code, j'étais archi-nulle. Au bout de 5 mois de leçons, j'ai quand même réussi à faire 20 fautes ! Ma moyenne, en 1 ans, ça doit être, sans exagérer, une 15zaine de fautes, si ce n'est plus. Faut dire que le code, finalement, c'est un truc de logique, et la logique et moi... on est pas trop copains. Résultat, le code, j'ai passé un an dessus, je l'ai passé deux fois et ça m'a sacrément fait suer... Je gâchais mes Mercredi et Samedi après midi à cause de ça, parce qu'au début, 26 fautes, ça fait rire, mais après ça fini par faire déprimer... Je me disais, "vivement la conduite, ça peut pas être pire"... Pauvre naïve que j'étais : à une année lumière de la réalité !

La conduite, la 1ère leçon, c'était chouette. Dès la deuxième leçon, ça m'a exaspérée au plus haut point. Et après, ça allait en empirant : chaque leçon était encore plus chiante que la précédente. Et à chaque fois, juste avant d'aller conduire, je me trouvais en plein stress : pour rien, mais c'était plus fort que moi, j'avais le permis en ligne de mire, et je constatais avec douleur que je ne faisais aucun progrès dignes d'être remarqués. Et puis, un jour, le moniteur m'a dit "tu passes le permis le 8 Janvier". "Pardon ? De quoi vous parlez ? Je passe le quoi le 8 Janvier ?!".

Alors là, ça a dégénéré. Je pensais au permis 24h/24, non stop. Le pire, ça a été les vacances de Noël : j'ai appris toutes les questions, par cœur, je les lisais au moins 3 fois par jour, je me suis bourrée le crâne avec ça : je me suis même fait toute une liste avec les bêtises à ne pas faire le jour du permis, j'y ai aussi noté les choses capitales à ne pas oublier de faire... Pour vous montrer jusqu'à quel point ça a été, j'ai noté "laisser passer les piétons quand ils sont engagés sur le passage piétons" ! C'est effrayant, n'est ce pas ? Surtout, ça va vous faire peur quand je vais vous raconter mon premier passage de permis...

Donc, ce fameux 8 janvier, j'ai cumulé : 3 erreurs sérieuses (mauvais placement sur la chaussée, mauvaise appréciation des vitesses et des distances et mauvaise observation) + 2 erreurs graves avec intervention ! Et 2 fois la même, un virage passé beaucoup trop vite, et perte de contrôle : la 1ère fois, l'examinateur a juste pris le volant pour m'empêcher d'aller dans le décor, et la 2ème fois, il a pilé pour pas que je défonce une voiture garée sur un parking. La classe quand même. Un virage en angle droit, je l'ai pris en 3ème. Enfin, un fiasco total... J'ai tellement cumulé les bourdes qu'au final ça m'a fait marrer... Et je m'y attendais tellement aussi... La réussite du premier coup aurait relevé du miracle.

Soit, je m'y suis remise avec acharnement ! Ré-apprentissage des questions plus reprises de leçons. J'appelle mon moniteur et là, c'est le drââââme !^^ Le moniteur me dis "tu repasses ton permis le 19 Février". Ah, non, ça, ça va pas être possible ! Je suis au ski en Suisse moi, le 19 ! "On s'en fout, tu viens, point barre". Bon, vu comme ça... J'ai donc annulé la moitié de mon séjour en Suisse, j'ai calculé pour reprendre un train juste après le permis pour aller droit en Suisse et rejoindre les vacanciers... En plus, je me disais "elles vont être vraiment nulles comme vacances, la 1ère semaine et demi (le 19 étant un Mardi), je vais mourir de trouille, le Mardi je vais me gaufrer et le restant des vacances, en Suisse je vais déprimer. Tout faux. La 1ère semaine, j'ai lu, lu, lu, lu et relu, j'ai dévoré Harlan Coben, Serfaty... Début 2ème semaine, y avait mon frère et mon cousin à la maison. pas eu le temps de penser au permis ! Le Mardi, re-boulettes : genre oublier le clignotant dans un grand carrefour, genre regarder trop tard une priorité à droite, genre me mettre complètement à gauche de la chaussée pour tourner... Je suis sortie de la clio, j'ai appelé mon père et j'ai fondu en larmes. Je pensais SINCEREMENT ne pas l'avoir... Je me disais "encore tout à refaire, pfff" ! Bon, journée très épique avec mes trains, mais ça c'est autre chose. Dès que je pensais au permis, dans le bus ou dans les trains, les larmes me montaient aux yeux très, trop vite. Arrivée en Suisse je dis à tout le monde que c'est mort et les jours passent... Jeudi soir, 23 heures, un message de mon frère : "[...] Tu as ton permis [...]". J'ai fondu en larmes et j'ai pleuré, pleuré, pleuré... Je n'arrivais plus à stopper ce déluge, ça sortait tout seul ! Je me suis allongée dans mon lit et j'ai écouté de la musique pendant plus d'une heure en pleurant de joie, de soulagement et surement de plein d'autres choses encore !

Bref, cet article était en fait un message subliminal,

"NE SORTEZ PLUS DE CHEZ VOUS, DANGER PUBLIQUE SUR LES ROUTES DE FRANCE !"

Publié par shana-litteraire

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