Mercredi 14 février 2007 à 21:21



Les gens, je crois que je vais poster de moins en moins. Les gens, je suis même allée jusqu'à me dire que la suppression de ce blog serait une bonne chose pour moi. Les gens, j'en ai marre de cette double vie : déjà une, c'est dur, alors deux... Je suis en train d'oublier ma vraie vie, celle avec les gens en chair et en os que j'aime, avec le lycée, l'avenir, les responsabilités, pour agrémenter celle sur le net, où je ne fais rien d'utile, où je perds mon temps plus qu'autre chose, celle qui ne me fait en aucun cas avancer.

Les gens, je suis un peu perdue là. J'ai très envie de grandir, d'arrêter mes conneries, de perdre mon temps sur le net (blogs, radioblogclub, msn) et commencer vraiment ma Terminale L (il serait temps), rattraper mon retard considérable en lecture, commencer vraiment à taffer pour mon bac, pour être prise en prépa, dans le futur endroit de mes rêves.

C'est là que je veux aller. Des gens avec un cerveau et une intelligence puissance 10, un CDI gigantesque où l'on se perdrait avec des livres plein les étagères qu'il me faudrait 3 vie pour tous les lire, un internat 4 étoiles, toilettes et douches intégrées dans les chambres, 4 bureaux pour 3, avec un piano pour écouter Marine jouer, une salle informatique pour recharger mon MP3 UNIQUEMENT, avec des amies pour se répartir les tâches (Alice, si tu viens... Je ne sais pas quoi dire, ça serait... tellement merveilleux de se retrouver là après 8 ans)...

Alors je ne crois pas que passer mon temps à écrire des montagnes de textes sans consistance et décorer mon blog de petits nuages m'y aide beaucoup. A ce que je sache, je suis prise sur dossier, pas sur blog.

Mais en même temps, ici, c'est devenu une sorte de petite communauté avec d'autres gens que j'aime bien, d'autres gens que j'aurais du mal à laisser du jour au lendemain sous prétexte que j'ai envie de reprendre ma véritable vie en main. Il y a une solution, bien sûr. Ce serait que ces gens l'intègrent. Mais bon, ils n'ont peut être pas envie.

Et puis ici, c'est là que je peux savoir si mon écriture évolue, si ce que j'écris est toujours aussi fade (je vous vois venir. Ce n'est pas la peine, vous allez vous épuiser pour rien, je sais qui est mon meilleur juge). J'aimerais tellement savoir écrire. Mais vous savez, des choses belles et légères, la vraie littérature. Comme celle là, ou celle là.

Voilà, les gens, vous savez tout. Vous savez que je suis tiraillée entre l'ange qui me tire désespérement vers la raison, vers le boulot, vers les choses qui me conduiront en prépa, qui feront que j'y réussirais, et le démon qui m'incite insidieusement à me caler devant l'ordinateur pendant des heures où j'écoute de la musique en lisant des blogs et en écrivant des peccadilles.

Voilà les gens. Toujours un combat en moi, toujours la guerre civile. Quand une se termine, une autre reprend. Bon, vous allez me dire, c'est pas de la grosse guerre. Mais quand même. Ca compte.

Et puis c'est chouette les résolutions. C'est beau de se dire : Je veux grandir. Qui me dit que je ne me mens pas ? Qui me dit que ce n'est pas une fabulation inconsciente que de vouloir grandir ? Qui me dit que ma pente naturelle, ce n'est la glande (copyrighté ma prof de philo) ? Qui me dit que je ne suis pas condamnée à rester ce que je suis ? Qui me dit qu'au fond de moi je ne me dis pas "non, je ne veux pas" alors qu'en surface je crie au et fort "je veux" ? Je sens bien qu'au fond de moi, je n'ai pas ce tempérament de fonceuse que je voudrais tant avoir. Je sens bien qu'il me manque un moteur, qu'il me manque de la vie, tout simplement.

Pourtant, je voudrais vivre et foncer.

Je ne me connais même pas. Même pas un tout petit peu. Je ne sais même pas de quoi j'ai envie.

C'est tellement dur d'être grand.


RAJOUT LE LENDEMAIN : Ce soir, je vais bien. C'est juste pour rassurer les gens. Je sors de piscine, j'ai fait mon 250 mètres en 7 minutes 27 alors que la semaine dernière j'avais fait 9 minutes 10. Je viens de bosser mon histoire, mais vous savez, vraiment bosser, et du coup, j'ai bien réussi mon DM sur l'Union européenne tout ça tout ça. Je suis motivée. Je suis boostée à bloc. Espérons que ça dure.

Publié par shana-litteraire

Mardi 13 février 2007 à 20:35

           

I miss you. I miss you so much. I try to forget you but I can't. Every second I'm thinking of you... You're deeply inserted in my flesh and all the memories are too many, too violent. I'm suffering.

You left and let an emtpiness in my hurt heart. I'm sick. There is a doctor who can cure my illness ? I need  him urgently. My bleeding heart needs someone to alleviate it.

I would like to write, but the words don't want to leave my pen... I would like to cry, but the tears are jammed into my eyes... I would like to take you in my arms but you're far away...

I would like to love you, but you don't let me do.

I miss you, I miss you, I miss you.



Pourquoi de l'Anglais ? J'aime cette langue et j'ai l'illusion que mes mots sont plus distants, plus inaccecibles parce que trop personnels sans doute... Je vous prie de me pardonner cet écart.


Publié par shana-litteraire

Vendredi 9 février 2007 à 20:05



MA LILOO, ELLE EST SUR COWBLOG !!!!!!!

Publié par shana-litteraire

Lundi 5 février 2007 à 13:28

          

Il se retourne dans son lit, se retourne encore et encore. Il est agité, a trop chaud, tellement de choses bouillonnent dans son esprit, tellement d'émotions qu'il aimerait être capable d'exprimer, de comprendre. Ce soir-là, le sommeil refuse de venir dans la petite chambre sombre, éclairée uniquement par quelques rayons de lune qui filtrent à travers le velux et font briller les surfaces réfléchissantes de la pièce. Il se relève, s'approche lentement de son bureau, fait naître un bain de lumière tamisée en allumant sa petite lampe. Il laisse une douce musique se dégager du fond de la pièce, musique, inspiratrice de tout un chacun. D'un geste de main vif, il balaie le paquet de feuilles de cours qui gisent en tas et n'en garde qu'une vierge, puis s'empare d'une plume, se penche sur cette page blanche qui l'appelait intensément depuis son bureau, tandis qu'il tentait de trouver un semblant de sommeil dans son lit tiède. Il voudrait écrire, écrire, remplir cette page des sensations qui étouffent et agitent son esprit, des sentiments qui l'empêchent toujours de trouver le repos, le calme, des idées qui le traversent furtivement sans jamais se dévoiler entièrement à lui. La plume ne bouge pas, l'encre ne coule pas, le long cri reste coincé et semble ne pas vouloir s'extirper pour aller se réfugier sur cette page blanche. Les mots qui eux seuls peuvent définir exactement les émotions qui l'accablent, le tiennent éveillé tandis que tout est paisible autour de lui se refusent, se cachent dans les plus sombres endroits de son esprit, là où ils savent ne jamais être trouvés. Pourquoi fuient ils ? Pourquoi ne se laissent ils pas attraper et déposer sur ce support blanc, justement créé à cet effet ? Pourquoi, alors qu'ils étaient si nombreux et si foisonnants il y a quelques minutes, ils se sont dérobés discrètement, sans laisser aucune trace de leur passage derrière eux ? Il les cherche longtemps. Il creuse, fouille, tâtonne dans les limbes de sa mémoire, en vain. Il attend patiemment qu'ils reviennent, la plume relevée, le front dans le creux de ses mains et les oreilles à l'écoute des doux morceaux qui passent en boucle, emplissant la chambre d'une volupté qui fait apparaître une once de sommeil en lui. Il est habitué à ces moments de vide, où la vacuité envahi tout autour de lui, où il se retrouve vulnérable, sans mot pour décrire ce qu'il ressent. Le temps défile et suit son cours inlassablement. Le carillon sonne dans la pièce du bas, créant une sourde résonance et doucement, il abaisse sa plume et commence à écrire, lentement, les idées et les mots sont confus, mais là. Il efface, recommence, efface de nouveau, fait de nombreuses ratures qui noircissent les creux blancs obstinés à ne pas vouloir disparaître, mais garde toute sa patience bien précieusement, car la nuit est encore loin d'être terminée, les émotions à décrire sont encore d'une force inouïe, nombreuses et variées et les mots libérés ne sont jamais les plus justes, les plus appropriés. Il aime écrire. Ce mouvement habile des doigts, cette dextérité du poignet, cette légèreté du bras l'enivre, il devient ses mots, il plonge dans la feuille, sombre dans l'encre déversée, se mélange à ses phrases, ne formant plus qu'un amas vivant de sensations fortes. Il est son texte. L'encre noire respire, ses mots se perdent en une danse effrénée, sa syntaxe palpite, sa ponctuation parle, ses figures de style chantent., le tout dans une harmonie et une délicatesse exemplaire. Ce n'est qu'un défilé majestueux de pensées qui se suivent et se déposent tendrement sur la surface plane et fraîche du papier, jaillissant de la pointe noircie de sa plume maintenant très échauffée. Il la relève doucement et contemple ce qui vient de s'en échapper dans une envolée légère et rapide. La relecture de son manuscrit lui procure une sensation étrange. Il ne se reconnaît pas dans les mots, mais il est étonné et fier du style, de la profondeur et de la vie qu'il a réussi à y mettre. Il conserve cette impression d'un texte mouvant, vivant, d'un texte qui n'aurait même pas besoin d'être lu, car il parle lui même. Toutes ces sensations qu'il ne réussissait ni à comprendre ni à nommer apparaissent maintenant au grand jour dans l'obscurité de la nuit. Soudain, le petit écrivain en herbe se sent pris d'un vertige annonciateur d'un sommeil profond auquel il n'avait pas goûté depuis longtemps. Il jette un œil furtif à sa montre. Oui, il est temps de se recoucher. Il dépose soigneusement sa feuille de papier précieuse sur sa table de nuit, éteint la lumière mais laisse le murmure soyeux de la musique le bercer. Il s'endort paisiblement, les jambes et bras repliés en position fœtale, sous les rayons de lune filtrés à travers le velux.

Publié par shana-litteraire

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