Les gens, je crois que je vais poster de moins en moins. Les gens, je suis même allée jusqu'à me dire que la suppression de ce blog serait une bonne chose pour moi. Les gens, j'en ai marre de cette double vie : déjà une, c'est dur, alors deux... Je suis en train d'oublier ma vraie vie, celle avec les gens en chair et en os que j'aime, avec le lycée, l'avenir, les responsabilités, pour agrémenter celle sur le net, où je ne fais rien d'utile, où je perds mon temps plus qu'autre chose, celle qui ne me fait en aucun cas avancer.
Les gens, je suis un peu perdue là. J'ai très envie de grandir, d'arrêter mes conneries, de perdre mon temps sur le net (blogs, radioblogclub, msn) et commencer vraiment ma Terminale L (il serait temps), rattraper mon retard considérable en lecture, commencer vraiment à taffer pour mon bac, pour être prise en prépa, dans le futur endroit de mes rêves.
Les gens, je suis un peu perdue là. J'ai très envie de grandir, d'arrêter mes conneries, de perdre mon temps sur le net (blogs, radioblogclub, msn) et commencer vraiment ma Terminale L (il serait temps), rattraper mon retard considérable en lecture, commencer vraiment à taffer pour mon bac, pour être prise en prépa, dans le futur endroit de mes rêves.
C'est là que je veux aller. Des gens avec un cerveau et une intelligence puissance 10, un CDI gigantesque où l'on se perdrait avec des livres plein les étagères qu'il me faudrait 3 vie pour tous les lire, un internat 4 étoiles, toilettes et douches intégrées dans les chambres, 4 bureaux pour 3, avec un piano pour écouter Marine jouer, une salle informatique pour recharger mon MP3 UNIQUEMENT, avec des amies pour se répartir les tâches (Alice, si tu viens... Je ne sais pas quoi dire, ça serait... tellement merveilleux de se retrouver là après 8 ans)...Alors je ne crois pas que passer mon temps à écrire des montagnes de textes sans consistance et décorer mon blog de petits nuages m'y aide beaucoup. A ce que je sache, je suis prise sur dossier, pas sur blog.
Mais en même temps, ici, c'est devenu une sorte de petite communauté avec d'autres gens que j'aime bien, d'autres gens que j'aurais du mal à laisser du jour au lendemain sous prétexte que j'ai envie de reprendre ma véritable vie en main. Il y a une solution, bien sûr. Ce serait que ces gens l'intègrent. Mais bon, ils n'ont peut être pas envie.
Et puis ici, c'est là que je peux savoir si mon écriture évolue, si ce que j'écris est toujours aussi fade (je vous vois venir. Ce n'est pas la peine, vous allez vous épuiser pour rien, je sais qui est mon meilleur juge). J'aimerais tellement savoir écrire. Mais vous savez, des choses belles et légères, la vraie littérature. Comme celle là, ou celle là.
Voilà, les gens, vous savez tout. Vous savez que je suis tiraillée entre l'ange qui me tire désespérement vers la raison, vers le boulot, vers les choses qui me conduiront en prépa, qui feront que j'y réussirais, et le démon qui m'incite insidieusement à me caler devant l'ordinateur pendant des heures où j'écoute de la musique en lisant des blogs et en écrivant des peccadilles.
Voilà les gens. Toujours un combat en moi, toujours la guerre civile. Quand une se termine, une autre reprend. Bon, vous allez me dire, c'est pas de la grosse guerre. Mais quand même. Ca compte.
Et puis c'est chouette les résolutions. C'est beau de se dire : Je veux grandir. Qui me dit que je ne me mens pas ? Qui me dit que ce n'est pas une fabulation inconsciente que de vouloir grandir ? Qui me dit que ma pente naturelle, ce n'est la glande (copyrighté ma prof de philo) ? Qui me dit que je ne suis pas condamnée à rester ce que je suis ? Qui me dit qu'au fond de moi je ne me dis pas "non, je ne veux pas" alors qu'en surface je crie au et fort "je veux" ? Je sens bien qu'au fond de moi, je n'ai pas ce tempérament de fonceuse que je voudrais tant avoir. Je sens bien qu'il me manque un moteur, qu'il me manque de la vie, tout simplement.
Pourtant, je voudrais vivre et foncer.
Je ne me connais même pas. Même pas un tout petit peu. Je ne sais même pas de quoi j'ai envie.
C'est tellement dur d'être grand.
RAJOUT LE LENDEMAIN : Ce soir, je vais bien. C'est juste pour rassurer les gens. Je sors de piscine, j'ai fait mon 250 mètres en 7 minutes 27 alors que la semaine dernière j'avais fait 9 minutes 10. Je viens de bosser mon histoire, mais vous savez, vraiment bosser, et du coup, j'ai bien réussi mon DM sur l'Union européenne tout ça tout ça. Je suis motivée. Je suis boostée à bloc. Espérons que ça dure.
Et puis ici, c'est là que je peux savoir si mon écriture évolue, si ce que j'écris est toujours aussi fade (je vous vois venir. Ce n'est pas la peine, vous allez vous épuiser pour rien, je sais qui est mon meilleur juge). J'aimerais tellement savoir écrire. Mais vous savez, des choses belles et légères, la vraie littérature. Comme celle là, ou celle là.
Voilà, les gens, vous savez tout. Vous savez que je suis tiraillée entre l'ange qui me tire désespérement vers la raison, vers le boulot, vers les choses qui me conduiront en prépa, qui feront que j'y réussirais, et le démon qui m'incite insidieusement à me caler devant l'ordinateur pendant des heures où j'écoute de la musique en lisant des blogs et en écrivant des peccadilles.
Voilà les gens. Toujours un combat en moi, toujours la guerre civile. Quand une se termine, une autre reprend. Bon, vous allez me dire, c'est pas de la grosse guerre. Mais quand même. Ca compte.
Et puis c'est chouette les résolutions. C'est beau de se dire : Je veux grandir. Qui me dit que je ne me mens pas ? Qui me dit que ce n'est pas une fabulation inconsciente que de vouloir grandir ? Qui me dit que ma pente naturelle, ce n'est la glande (copyrighté ma prof de philo) ? Qui me dit que je ne suis pas condamnée à rester ce que je suis ? Qui me dit qu'au fond de moi je ne me dis pas "non, je ne veux pas" alors qu'en surface je crie au et fort "je veux" ? Je sens bien qu'au fond de moi, je n'ai pas ce tempérament de fonceuse que je voudrais tant avoir. Je sens bien qu'il me manque un moteur, qu'il me manque de la vie, tout simplement.
Pourtant, je voudrais vivre et foncer.
Je ne me connais même pas. Même pas un tout petit peu. Je ne sais même pas de quoi j'ai envie.
C'est tellement dur d'être grand.
RAJOUT LE LENDEMAIN : Ce soir, je vais bien. C'est juste pour rassurer les gens. Je sors de piscine, j'ai fait mon 250 mètres en 7 minutes 27 alors que la semaine dernière j'avais fait 9 minutes 10. Je viens de bosser mon histoire, mais vous savez, vraiment bosser, et du coup, j'ai bien réussi mon DM sur l'Union européenne tout ça tout ça. Je suis motivée. Je suis boostée à bloc. Espérons que ça dure.


